Le mensonge est une forme de manipulation qui vise à faire croire ou faire à l’autre ce qu’il n’aurait pas cru ou fait, s’il avait su la vérité. In Wikipédia
Le métier du publicitaire est de raconter des histoires, on appelle même ça du storytelling. Des histoires merveilleuses dans lesquelles la marque ou le produit sont les héros et leur cible de consommateurs, son héroïne.
La publicité est donc un métier formidable qui permet d’apporter du rêve dans un quotidien terne, mais aussi hélas de changer l’eau en vin, une voiture en objet écologique, une arnaque en opportunité financière. Un métier qui peut être beau (quand il apporte du rêve et de la beauté) ou répugnant (quand il vous ment sans complexe).
Car la frontière entre une douce exagération pour faire rêver et un mensonge honteux est ténue. Et certains n’hésitent pas à la dépasser sans honte et sans scrupules, pratiquant ce que l’on pourait appeler du story-lying.
Je profite donc de mes vacances pour déblatérer sur le concept du story-lying, une spécialisation de la publicité centenaire mais pourtant si peu connue.
Au programme : des colères plus ou moins agressives (mais toujours justifiées) à propos de campagnes de pub, de pratiques d’agences, de comportements de mauvais professionnels et de bêtises digitales qui datent pour certaines de plus de 2 ans mais qui sont toujours d’actualité.
Un bad buzz chasse l’autre. Depuis 3 jours c’est la main de Thierry Henry qui occupe l’intégralité de l’actualité médiatique française (ne cherchez plus, on a trouvé l’identité nationale: la passion débilitante pour le foot). Mais avant que les journalistes trouvent enfin quelque chose d’original et constructif à dire (oui je médis, mais des fois j’aime ça), l’opprobre journalistique s’était déchainée sur l’opération de communication de Mailorama, l’opération de buzz marketing qui a dérapé, transformant un beau buzz en pitoyable bouse.
Mais le pire n’est certainement pas l’opération en elle-même, plutôt l’attitude des médias et des journalistes sur cette opération. Certes aujourd’hui tout le monde s’accorde pour s’indigner et critiquer cette opération “scandaleuse”, “inique”, “dégradante”, etc. Mais il y a 1 semaine, il y en avait peu pour oser contredire franchement cette opération.
Voilà donc un long coup de gueule contre les opportunistes publicitaires et médias qui attendent de savoir dans quel sens le vent tourne avant d’oser l’ouvrir. Ne lisez pas cet article si vous êtes de l’AACC, de l’Express ou d’un autre canard indigné, si vous avez des actions chez Rentabiliweb, ou tout simplement si vous êtes pressé (c’est long).
Je viens de tomber sur ce strip et je trouve que l’analogie se prête vraiment bien aux marques (et aux agences de pub) qui débarquent sur le digital.
Vous ne trouvez pas qu’il y a un petit air de ressemblance avec ces marques qui découvrent brusquement qu’on parle d’elle derrière leur dos sur Internet, et qui, d’un coup décident de ne plus jamais y mettre les pieds (syndrome de l’autruche) ?
Et je ne dis pas ça parce Curiouser est une hotshop stratégique qui essaie de guider les marques dans le territoire affolant du digital, non, non ;)
En 2008, Uniqlo avait stupéfié le monde de lapublicité avec sa Uniqlock (lire Faire de la pub en donnant l’heure); Et voilà que le fabricant de t-shirt japonais remet le couvert avec Uniqlo Calendar.
De temps à autre, il est primordial de prendre un peu de recul pour analyser une tendance. Du point de vue marketing digital, 2008 a été une année très intéressante. C’est en effet une année où celui-ci s’est rationalisé et popularisé. On a donc vu les dinosaures marketing essayer de reproduire les formules de la publicité traditionnelle et d’autres un peu plus sérieux nous copier des e-campagnes de 2006 pour des résultats désastreux. Heureusement, beaucoup de campagnes ont été des exemples de l’utilisation intelligente du digital. Voilà un petit aperçu de ces meilleures campagnes (enfin de mes préférées).
Le point commun à toutes ces campagnes réussies est qu’elles valident ce qui est pour moi la formule magique du marketing digital, c’est à dire :