Il m’arrive de temps à autre de répondre à des questionnaires pour des étudiants qui ont besoin d’avis dans le cadre de leur mémoire de Master. Cette fois, il s’agissait d’un mémoire portant sur les nouvelles stratégies de marketing pour la promotion de films sur internet. La problématique de Magali : dans quelle mesure les nouvelles stratégies de marketing appliquées à la promotion des films sur internet transforment-elles l’expérience de cinéma ?
Ahh, le marketing digital du cinéma, un sujet passionnant pour les marketeux qui aiment le 7eme art, et qui en ont marre de ne voir que des campagnes ratées sur Internet. J’ai donc décidé de reprendre cette interview qui donne mon avis sur ce type de marketing particulier, la plupart du temps réalisé de façon malhabile pour ne pas dire désastreuse.
Vous me trouverez peut-être un peu dur (voir méchant), mais connaissant de mieux en mieux ce secteur je pense qu’il est plus que temps de jeter un pavé dans cette mare de conformisme publicitairo-artisitique (le pire des mélanges bourbeux en pub). Vous en jugerez par vous-même…
Le mensonge est une forme de manipulation qui vise à faire croire ou faire à l’autre ce qu’il n’aurait pas cru ou fait, s’il avait su la vérité. In Wikipédia
Le métier du publicitaire est de raconter des histoires, on appelle même ça du storytelling. Des histoires merveilleuses dans lesquelles la marque ou le produit sont les héros et leur cible de consommateurs, son héroïne.
La publicité est donc un métier formidable qui permet d’apporter du rêve dans un quotidien terne, mais aussi hélas de changer l’eau en vin, une voiture en objet écologique, une arnaque en opportunité financière. Un métier qui peut être beau (quand il apporte du rêve et de la beauté) ou répugnant (quand il vous ment sans complexe).
Car la frontière entre une douce exagération pour faire rêver et un mensonge honteux est ténue. Et certains n’hésitent pas à la dépasser sans honte et sans scrupules, pratiquant ce que l’on pourait appeler du story-lying.
Je profite donc de mes vacances pour déblatérer sur le concept du story-lying, une spécialisation de la publicité centenaire mais pourtant si peu connue.
La plupart d’entre nous (qui travaillons dans le digital et utilisons des services de pointe toute la journée) ne sommes plus habitués à certaines formes d’obsolescence dans les sites et services web. Et pourtant il arrive que la réalité commerciale d’une marque nous frappe violemment.
Et ça fait d’autant plus mal quand il s’agit d’une marque qui se targue de réinventer Internet via d’immenses (et très couteuses) campagnes médias. Allez, petit coup de gueule en forme de témoignage personnel sur mon expérience avec l’espace client Orange. En espérant que ça serve à quelque chose…
Lundi 08/03 (oui c’est aujourd’hui- c’est ça de l’info chaude-) ma mission de fin d’après-midi: remplir mes notes de frais. Ca fait 2 mois que j’aurais du les faire et mon comptable va faire la gueule. Donc je m’y met et la première étape c’est de récupérer mes factures de téléphone mobile mentionnant les sommes qu’Orange ponctionne mensuellement sur mon compte. Mais ils sont gentils chez Orange, ils m’envoient un mail chaque mois pour me dire que ma facture est en ligne et que je peux la récupérer quand je veux.
Chouette me dis-je, ça ne devrait pas me prendre beaucoup de temps… (more…)
Aujourd’hui la plupart de vos pseudo-consultants spécialisés en marketing et autres agences de publicité obsolète vont vous vendre du marketing du futur à base d’expériences de marque interactives, de Twitter de marque(la nouvelle mode depuis 6 mois) et de réseaux sociaux (social media en langage marketo-bullshit – je vous ai déjà dit que les gens n’étaient pas des panneaux publicitaires). Mais je ne crois pas que le futur du marketing se trouve dans ces artifices modernes tellement à la mode.
L’une des incarnations du marketing du futur est par exemple le Storytelling de Vie de Produit (“Product Life Storytelling” marque déposée – non je rigole, on est au 21ème siècle). Une idée marketing qui risque de rebuter plus d’un annonceur traditionnel, et qui en fait donc un outil idéal de communication pour les petites marques audacieuses à petits budgets de publicité.
Et pour illustrer ce nouveau concept, voilà un très bon exemple de ce Storytelling de Vie de Produit avec R.U.S.E, le jeu vidéo RTS d’Ubisoft (dont je vous avais déjà parlé ici).
On parle beaucoup depuis une quinzaine d’année du spam sur Internet. Car dés 1997 les spams, hoax, scams, chain mails et autres arnaques se multiplièrent, envahissant les territoires web de leur tentacules insidieuses et générant peu à peu la crainte dans l’esprit du débutant.
Une crainte entretenue par des manipulateurs avisés afin de multiplier les raisons d’acheter des anti-virus-pirates inutiles ou de laisser filtrer sa connexion Internet par un gouvernement qui a besoin d’aider ses amis industriels du disque (lisez Hadopi : triomphe d’un mythe préfabriqué). Pourtant il faut protéger sa BAL (boite aux lettre), et malgré ce qu’on vous dit, c’est facile : un compte Gmail par exemple nettoie automatiquement (des fois un peu vite) avec son filtre collaboratif vos mails des 50% à 70% de saletés qui les composent.
Par contre, pas d’équivalent dans la vie réelle.
Car le véritable spam est celui qui qui tombe dans ma boite aux lettre physique, envoyé par des marques de consommation (des grandes qui se mettent au niveau des petites). Des marques qui, sous prétexte de faire de la publicité de proximité vont couper des arbres pour faire du papier (peu de recyclé), utiliser de l’énergie pour imprimer et transporter les prospectus, et enfin pourrir votre boite aux lettres avant d’encombrer vos poubelles (à papier pour ceux qui en ont). Bref, un beau gâchis devant lequel le gouvernement n’a pas l’air de faire grand chose.
Alors pour vérifier tout ça je me suis livré à une petite expérience : garder pendant 4 mois, tout le spam récupéré dans ma boite aux lettre réel. Et voilà le résultat en data visualisation (je sais que c’est pas du FF, mais c’est mes débuts et c’est pas mon taff). Ca permettra peut-être de mieux visualiser le gâchis réalisé par ces marques.
De quoi réfléchir lorsque ces marques lanceront leur prochaine semaine de développement durable ou autre campagne de greenwashing. (more…)