Le Community Management pour les nuls – leçon 2

Si vous avez apprécié le premier cours de Community Management pour les Nuls, vous devriez aimer cette deuxième leçon, toujours basée sur mon corpus d’e-mail personnel, leçon dédiée aux Community Managers SEO.

Les puristes pourraient dire qu’il ne s’agit pas du tout du même métier, mais je leur répondrai que bien avant que le terme « Community Manager » existe, c’était le webmaster qui faisait le travail d’animation de site, de réponse aux commentaires, de création de contenu, et certaines fois de SEO.

Car le SEO (Search Engine optimization) est toujours aussi fondamental sur la toile, même si le SMO (Social Media Optimization) prend une place de plus en plus importante.  Car si l’on ne trouve pas votre marque sur un moteur de recherche, elle n’existera pas sur internet, sauf si vous avez des millions d’euros de budget à mettre en publicité, bannière, et autres liens sponsorisés. Dans ce cas, elle existera tant que vous continuerez de payer (du vrai chantage 2.0 ça). Alors les CM sont bien obligés de se mettre à faire du SEO.

Avec tes techniques de SEO de rats, de prendre les blogueurs pour des cons, tu arrêteras !

Je tiens donc ici à vous présenter 3 techniques de CM-SEO assez classiques mais très désagréables pour ceux qui les subissent. Ca ne va pas plaire à ceux qui les pratiquent, mais les commentaires ci-dessous sont ouverts pour eux si ils trouvent cet article injuste.

Règle d’or du SEO : tu vendras ta mère pour un lien en dur

Beaucoup de blogueurs ne sont pas des techniciens. Et ils ne connaissent pas forcément la règle d’or du spécialiste SEO : un lien en dur vaut de l’or ! Un lien en dur est un lien permanent vers un site web, et dans l’écosystème du web, un lien en dur vaut de l’or.

Survol pas trop technique : quand un petit robot de Google va se promener sur votre blog, il va associer votre site au site que vous avez lié sur votre page d’accueil. Cette association va influencer son positionnement sur les moteurs de recherche (Page Rank, Trust Rank, ou autre – demandez à un spécialiste) mais aussi le votre :

  • dans le cas où le site lié a un classement supérieur, il ne se passera rien (vous pouvez toujours essayer de linker Le Monde pour voir).
  • dans le cas où les classements sont équivalent, les deux sites peuvent légèrement monter en classement (ou alors il ne se passe rien).
  • par contre, dans le cas où le site web lié a un classement inférieur au vôtre, Google va descendre le vôtre et monter le sien.

Partant donc de ces règles de gestion, les CM en SEO vont tout faire pour récupérer des liens sur les home pages de sites au classement plus élevé que le leur.

Ils procèdent de la manière suivante :

  1. Trouver des sites qui correspondent au profil qu’ils recherchent (PR plus élevé, pas de liens publicitaires) et surtout des sites non professionnels (qui seraient capables de se faire payer pour ça).
  2. Les convaincre de mettre un lien sur leur home page.A partir de là, plusieurs techniques sont utilisables. Les CM SEO les plus hardis les utilisent toutes. Autant dire qu’il faut les classer directement dans la catégorie « social media » spammeur.

Technique 1 : « l’échange de lien »

Le catch : l’invitation à un échange de lien.

La plupart du temps, ce mail est envoyé par une femme (vraie ou pas, qui peut l’affirmer ?) très chaleureuse et très polie. Le vouvoiement est de rigueur, mais on peut tomber de temps à autre sur du tutoiement badin. En effet, le CM SEO aime vous faire croire que sur Internet, on est une grande famille.

J’aime particulièrement la définition de l’échange de lien : « procédé permettant d’optimiser le référencement de nos sites respectifs« . C’est beau, on dirait une propale d’agence de pub. Et la CM ne s’arrête pas là car elle nous propose une « grande variété de sites de qualité« .

Mais… Mais alors pourquoi nous demander un échange de liens si elle a déjà tant de sites de qualités ? Peut-être parce qu’elle nous prend pour des imbéciles.

Technique 2 : le partenariat

Cette fois, il ne s’agit plus d’un échange de lien, mais d’un partenariat. Vous devenez ainsi partenaire de cette société qui veut absolument travailler avec vous. C’est très valorisant pour un petit bloggeur du dimanche.

Et puis c’est pratique pour le CM, car il vous donne directement un tag déjà écrit avec un « title » qui a été optimisé pour le référencement (c-a-d qui n’a rien à voir avec le site). Donc il envoie un mail pour un lien potentiel, le ROI est excellent.

Technique 3 : la demande de partenariat rémunérée

Celle-là on ne me la fait pas souvent, mais j’aime voir jusqu’à où ils sont capables de monter. Ici. on me propose 340 $ par an pour mettre un lien sur mon site.

Whaou ! Je n’ai plus qu’à écrire des billets sponsorisés, afficher de la pub grâce aux régies blogs, et hop, à moi la vie de rêve. Mais.. Mais si je fais ça, mes visiteurs, si intelligents, ne le liront plus… C’est pas grâce, grâce à cet article, je sais maintenant créer du trafic pas cher sur mon site.

Conclusion : dis leur merde aux SEOeurs !

Ne tombez pas dans le piège de ces infââââmes pourris. Ils s’y connaissent mieux que vous en SEO et ils vont de toutes façons profiter de votre inexpérience à leur avantage (et surtout pas au vôtre). La véritable règle : ne faire que des liens vers des sites de qualité et de confiance. Ainsi vous construisez une notoriété doucement, lentement mais avec une audience de qualité.

Et si ce n’est pas votre objectif, écrivez sur le porno, ça ira plus vite.

De plus, l’histoire ne dit pas si vous bénéficierez d’un véritable lien en retour avec ces sites opportunistes. Pour ma part j’en doute (j’imagine des liens en nofollow), mais n’hésitez pas à le signaler dans les commentaires, si vous en trouvez des honnêtes.

  • Pingback: Premier follower, arnaque, influence...Billets de la semaine #143 - Blog du Modérateur()

  • TAFDEF

    salut cyril j’ai trouvé vos idées très inintéressantes et vos explications tres claire guide moisur le CM.

  • Hello Christophe,

    Dans l’absolu paradigme digital consistant à créer du trafic vers son site, tu as raison (je rajouterais même #pron pour doubler mes visiteurs). Mais vu ce blog n’héberge aucune publicité, ça ne servirait pas à grand chose. 
    Donc, sans aucune pression, je le fais à l’ancienne en essayant de trouver des titres marrants. 

    Ceci dit, si tu veux donner des cours de « SEO pour les nuls » sur cyroul.com, n’hésites pas, tu seras tjs le bienvenue.

  • Un bon article pour les débutants, par contre, je remarque en passant que le titre de celui-ci n’est pas très optimisé pour le SEO/SMO, personne ne tape « Leçon 2 » dans Google, sauf pour trouver une affiche de lingerie … Un bon sujet pour la prochaine leçon, non? ;-)

  • En fait l’attribut title peut s’appliquer sur n’importe quelle balise … très pratique pour faire un effet de survol sur un tableau.

  • Adrien PARTY

    Ah merde oui, au temps pour moi, j’ai répondu un peu vite (et j’ai du coup confondu avec le alt, qu’on voit souvent proposé au niveau des attributs du lien, et qui lui n’est pas conforme).

  • Hi Vlad, 

    Le title est l’un des critères de base d’accessibilité ) et même si certains disent que ça ne sert à rien en référencement (http://blog.axe-net.fr/attribut-title-lien-referencement/), je préfère penser que les algos de google continuent de militer en douce pour un web accessible et conforme aux standards (pour le coup, là c’est w3c compliant : http://www.w3.org/TR/html401/struct/links.html).

    Ceci dit, le SEO n’est plus mon boulot, donc ça a pu encore changer (et avec Panda qui arrive, ça risque de faire encore bouger les choses). 

  • Oui, le plugin de formulaire de contact du blog est sans pitié. 
    Mais je préfère ça, je lis couramment l’UTF8 (4eme langue ;).

  • Kiedis

     j’en reçois tous les jours presque des mails comme celui-ci, c’est vrai que c’est agaçant…

  • Adrien PARTY

    Je pense que tu voulais parler de l’ancre du lien, pas de l’attribut title, qui ne sert strictement à rien au niveau SEO (en plus de ne pas être W3C compliant).

  •  Principal constat : t’as un souci avec l’UTF8 ! :)