J’écris ton nom, Liberté

Le libre a toujours été un concept récrié, combattu, détesté, ignoré ou adoré. Depuis le projet GNU en 1983, beaucoup ont considéré que ça ne marcherait jamais, que cette licence gratuite était l’apanage de quelques génies chevelus, barbus et hippies et que cela ne pourrait jamais exister face à la sacro-sainte puissance du libéralisme économique.

Et bien cette grande majorité se plantait…

De la musique libre

Stallman Nine inch nails25 ans après la GNU, on apprend que le formidable groupe Nine Inch Nails propose le premier volume de leur dernier album “Ghosts” en téléchargement gratuit sur son site.

Selon Mashable (Nine Inch Nails lance “Ghosts” en téléchargement gratuit), le groupe de Trent Reznor aurait déclaré : Now that we’re no longer constrained by a record label, we’ve decided to personally upload Ghosts I, the first of the four volumes, to various torrent sites, because we believe BitTorrent is a revolutionary digital distribution method, and we believe in finding ways to utilize new technologies instead of fighting them.

On croirait vraiment entendre Richard Stallman, le pape du logiciel libre (d’où le petit gag photo ci-contre, hum..).

Free is the futureDes business models basés sur le libre

Et au même moment, Chris Anderson (l’auteur de The Long Tail) nous apprend sur Wired que Free! Why $0.00 Is the Future of Business.

Et en effet, les nouvelles technologies nous permettent d’envisager des entreprises dont le coeur de métier est basé sur la gratuité (à l’image de Nine Inch Nails). Par exemple, il est beauoup plus facile de faire du marketing intelligent aujourd’hui en profitant des modes de diffusion peu couteux et des nouvelles formes de marketing comme l’UGC.

Qui ne pourront fonctionner que si l’entreprise est ouverte

Commoncraft (vous savez les gars qui font les vidéos pour vos clients nuls en blog) relaie et enrichi l’article de Chris Anderson avec Free is the Future, en parlant de leur propre expérience et business model gratuit.

Ils en sortent 4 conclusions/règles que je trouve très intéressantes et qui prouvent (si il en était besoin) que ce genre de business model ne peut fonctionner que si le comportement de l’entreprise est en accord parfait avec leur discours.

– Créez quelque chose d’utile, marketez-le et distribuez le gratuitement. Encouragez les autres à le partager (et faites en sorte que ce soit simple).

  • Cherchez des marchés qui seraient content de payer pour une version customisée ou spécialisée de votre objet gratuit. Faites en sorte que votre produit gratuit soir attractif pour ces marchés.
  • Soyez ouverts et sympas. Parlez aux gens qui vous demandent de partager votre objet gratuit. Qu’est-ce qu’ils veulent ? de quoi ont-ils besoins ? Qu’est ce qui pourrait les aider ? Cherchez des opportunités de construire des modèles payants autour de ces besoins.
  • Cherchez des niveaux de gratuité. Envisagez de créer des versions gratuite et d’autres payantes. Les versions payantes offrant une meilleure qualité et facilité d’utilisation, des accès spéciaux, etc.
  • Cherchez des façons de collaborer gratuitement avec d’autres organisations. Tout ce qui permet un gagnant-gagnant entre les différentes factions.

Alors le futur sera-t’il Libre ?

Je ne sais pas, mais ce qui est certain c’est qu’on ne triche pas avec le Libre. Et seules les entreprises qui oseront véritablement remettre leur marketing en question arriveront à s’imposer dans cet univers étrange, mais qui fonctionne ! Nous en avons la preuve aujourd’hui. Et ce vieux comportement consistant à dénigrer le libre est donc à ranger dans le placard « obsolète et rétrograde »…

Pour en savoir plus :