La reco digitale pour les nuls

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Même si il m’arrive toujours de travailler pour des agences, je me retrouve de plus en plus souvent du côté des annonceurs pour l’aider à choisir le meilleur prestataire et surtout de lui éviter de faire appel à un truand moyen lors d’un appel d’offre digital.

Car j’ai rarement vu autant d’agences  truander leurs clients sans aucun scrupule : des petits auto-entrepreneurs CEO d’eux même jusqu’aux grosses agences de pub qui ne reculeront devant rien pour vous prouver qu’ils sont les meilleurs pour vous vendre des choses dont  vous n’avez pas besoin.

Je vous propose donc ce mois-ci le b.a.-ba  de l’écriture d’une recommandation digitale :

  • pour aider les annonceurs à mieux réfléchir lors de la sélection de leur agence
  • pour aider les agences inexpérimentées à mieux faire leur boulot
  • pour les étudiants qui m’ont déjà posé la question

Alors évidement, il s’agit d’un modèle de base. Les meilleures agences iront nettement plus loin, elles changeront l’ordre des parties, détailleront et rajouterons même d’autres parties pour, certaines fois atteindre l’état de grâce de la recommandation parfaite. C’est toujours des équipes expérimentées et motivées qui y arrivent.

Si ce n’est pas le cas chez vous, forcez-vous à suivre ce simple canevas. L’important c’est qu’il y ai au moins ça pour prouver à l’annonceur que vous avez bossé. Bonne reco !

Bonne lecture

P.O.R.C USB

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francoisComme tout le monde le sait (sauf vous), la loi de Moore a depuis quelques années atteint ses limites. En effet, pour des raisons de limitations physiques, nous n’arrivons pas à descendre la gravure de puces (informatiques) sous la barrière des 20 nm (nanomètres = 10^-9).

Conséquences , la recherche d’alternatives dans le domaine du stockage des données a explosée. Une obligation vitale pour que les nombreux fabricants de matériel informatique de continuer à vendre toujours plus de devices toujours plus puissant pour afficher vos photos de chats. Ce flux permanent d’innovations technologiques nous emmène des technologies très réalistes, tout à fait probables, seulement faisables, ou carrément fantaisistes.

C’est dans la première catégorie que s’orientent les recherches du professeur François Vögel, un chercheur de l’université technologique de Fjäder, qui nous propose de sauvegarder des données dans des protéines animales.  La vidéo de démonstration nous le montre stockant quelques Mo de datas dans une escalope de poulet. Certes il s’agit de viande morte, mais le professeur affirme que cela fonctionne mieux avec des cellules vivantes.

Je connais quelques transhumanistes qui sont déjà en train de se palucher…

Les plus technophiles d’entre vous auront d’ailleurs peut-être reconnu le professeur François Vögel qui avait en effet bouleversé le monde de l’affichage 3D en 2011, en présentant un système révolutionnaire d’affichage 3D sans lunettes.

La science n’a décidément pas de limites. Pour en savoir plus sur l’expérimentation du professeur Vögel.

Le droit à l’oubli pour les pas nuls

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Le mois dernier, vous avez mangé du Droit à l’oubli à toutes les sauces. Et si vous êtes un français moyen, vous avez compris en substance <début communiqué de presse>que Google, le suppôt du libéralisme américain, gardait vos données malgré vous, et que c’est proprement scandaleux, et qu’heureusement que l’Etat français, par l’intermédiaire de la CNIL, son bouclier numérique impénétrable, allait réussir à faire plier – ou au moins payer – le géant international. </fin communiqué de presse>.

Ca, c’est ce que vous avez lu ou entendu sur les blogs et médias de merde. Car ce qui est intéressant avec Internet, c’est qu’un journaliste n’a pas besoin de comprendre un sujet pour pondre un article-minute. Il lui suffit de lire 3 médias (blogs compris) qui reprennent la même information pour être certain de ses sources, et hop, le voilà qdeleteui crée une 4e source. Seuls quelques (vrais) journalistes ont tenté de voir un peu plus loin que le match France VS Google, en apportant des éclairages subtiles au débat, mais comme il s’agit d’un débat long et compliqué, ils ont peu été lu.

Aussi, comme je ne suis que bonté et amour, j’ai décidé de vous aider à comprendre le droit à l’oubli en posant 3 questions fondamentales. Des questions que les mauvais journalistes ne se sont pas posées. Des questions qui devraient vous permettre d’ajouter un peu de profondeur au débat et surtout de désactiver les articles de merde sur le sujet. Bonne lecture. Bonne lecture

Quelques musiques de l’internet

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Il y a ceux qui mettent de la musique sur Internet, ceux qui font de la musique sur Internet et ceux qui font de la musique à propos d’Internet.  Cet article parlera des derniers, de ceux qui font de la musique causant des Internets (tu suis un peu, le lecteur, là ?).

Je dois vous avouer que cet article traîne dans mes brouillons depuis 2006. Du coup, il a amassé plein de vieilles références qui nous font retomber à une époque où l’Internet était un peu plus intime. Un peu l’histoire d’internet en musique quoi. Entre nostalgie, vraie musique, et foutraque de gueule, voici la musique de l’internet. Amusez vous bien.omer-musique

Bonne lecture

Le nettoyage de mauvaise réputation sur Internet

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Etre doublement papa prend beaucoup de temps. Seulement, quand je reçois un avis de déréférencement d’un de mes articles de la part de Google, mon sang de libertarianiste ne fait qu’un tour. Et je me dois de parler à nouveau de cet article. Car si Google veut tuer la mémoire d’Internet, je suis, pour ma part, un partisan de la conserver.

L’avis de suppression de la recherche Google

Cet été, j’ai en effet reçu cet avis de la part de Google :

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En substance, cet avis me dit que cet article est déréférencé sur certaines requête “conformément au droit européen en matière de protection des données“. Diable, comment me suis-je retrouvé en infraction avec le droit européen ? Bonne lecture

Before la keynote : Apple et la santé connectée

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Comme vous l’avez certainement constaté, j’ai de moins en moins de temps pour coucher sur l’écran mes interrogations et prévisions numériques. Aussi, quand on me propose de répondre à des questions pour un article sur le Monde, je suis bien content de prendre 5 minutes pour me livrer à un exercice d’extrospection sur le sujet d’Apple, de la iWatch et de la santé connectée.

Ce qui est intéressant dans cet exercice, c’est que dans quelques heures, cet article sera soit complètement ridicule, soit complètement évident. Vous me le direz (les pince fesses d’Apple, très peu pour moi, je préfère ceux de la Comtesse qui en a de belles ).

Voilà donc mes réponses aux questions posées par les jeunes journalistes du Monde.  Bonne lecture

Le Growth Hacking et ses techniques d’enfoirés

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Vous le savez, sur Internet, il y a ceux qui produisent du contenu pour défendre un point de vue, pour partager leur savoir, ou même dans une démarche artistique. Et puis il y a les autres, qui créent du contenu pour gagner de l’argent (souvent grâce à la publicité).

Et la première phase pour faire de l’argent en affichant de la publicité, c’est de créer une audience. Il y a beaucoup de façons de créer de l’audience, mais la plus tendance en ce moment, c’est sans doute le Growth Hacking, un ensemble de techniques utilisées principalement par les startups pour développer leur base de clients, ou d’utilisateurs.

Mais ces techniques sont aujourd’hui utilisées de plus en plus par des médias, des marques ou des particuliers qui se prennent pour des médias (suivant l’adage : “sur Internet tout le monde est un média, donc moi aussi je peux vendre du shampoing sur mon blog”). Et ces derniers, qui ne visent que la mesure de l’audience à court terme, vont profiter de l’inexpérience des internautes pour les transformer en audience.

Une petit peu comme dans la méthode pour bien virer les pique-assiettes de vos réseaux, je vous propose quelques techniques de base ci-dessous pour virer de vos réseaux tous les growth hackers bourrins. Votre vie digitale en sera meilleure, et ça leur apprendra à bien faire leur métier. Merci qui ? MerCyroul.

Bonne lecture

Datas, média, les marottes du marketing digital au DM1to1

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Un article signé par @Maudule envoyée spéciale à Biarritz pour les rdv d’affaires Marketing 1To1. Ca va causer marketing les ptits gars, sortez les crayons.

 

La première édition d’un événement, les rendez-vous d’affaires Digital Marketing  One to One,  avait lieu mardi et mercredi derniers sous le soleil de Biarritz. En tant qu’invitée, j’ai eu la chance de passer deux journées instructives, immergée dans des problématiques effectivement très marketing, et entourée du vocabulaire suivant : smart data, marketing temps réel, retargeting… L’occasion de prendre la température du secteur et d’identifier quelques marottes du marketing digital en 2014.

DM2014

Bonne lecture

Les dark patterns (1) > Le “tu-t’arrêteras-plus-jamais-de-payer”

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NB : les gens qui utilisent des darks patterns sont des tricheurs et des voleurs. Je ne les aimes pas et je les qualifie dans cet article de noms très grossiers. Cet article sera donc beaucoup plus vulgaire que d’habitude, je m’en excuse d’avance.

 

darkpattern2Chez tous les gouvernements, l’enthousiasme béat pour tout ce qui a de près ou de loin nom de startup a toujours dépassé le paroxysme de leur bêtise numérique habituelle. Ainsi notre Fleur Pellerin nationale, à la suite de notre NKM nationaliste, faisait des claquettes en balançant ce mot magique de startup à la presse non spécialisée, avide de mots ricains à la consonance conne et sonnante.

Seulement toutes les startups ne se ressemblent pas et l’on peut assez abruptement les séparer en deux groupes :

  • d’un côté les admirables qui essayent de changer le monde (ou au moins l’internet) en créant des choses (services et produits) qui n’existaient pas avant,
  • de l’autre, les fils de putes (pardon Mesdames) qui ne pensent qu’à se faire du blé sur le dos des internautes crédules. Cette seconde catégorie (les fameux fils de pute) utilisent un max de pratiques douteuses (qui vont du financement au recrutement), dont les fameuses Dark Patterns.

Bonne lecture