Ca y est, Hadopi va commencer à sévir et à sanctionner les internautes pas sages qui piratent les chansons que les honnêtes commerciaux et marketeurs essaient de leur faire manger à longueur de journée à grand renfort de publicité radio et TV indigeste.

Alors pour fêter l’obsolescence, l’inutilité, la stupidité, et l’opportunité (pour les grosses maisons de production et les vendeurs de bouses cinématographiques et radiophoniques) de cette loi liberticide, je vous propose, dans un esprit purement pédagogique, de regarder gratuitement et légalement un film sur Cyroul.com. Ce film culte est basé sur le livre le plus connu de George Orwell, 1984, dont vous pouvez encore lire les 5 premiers chapitres ici.

Ce film raconte la fable d’un gouvernement totalitaire qui supprimerait l’accès à la culture et modifierait l’histoire grâce à son ministère de l’information. Un gouvernement où Big Brother surveillerait la moindre de vos conversations. Où la police de la pensée vous surveillerait constamment et limiterait les lieux d’expression libre. Où le pouvoir aurait tous les droits, notamment celui de vous faire taire.

Une dystopie vraiment ?

Mais heureusement, ce n’est que de la science fiction, hein ?

On apprend dans 1984 que la seule façon de lutter contre le totalitarisme est de faire circuler l’information (non officielle), l’art, la culture. Alors, pendant que les journalistes recoivent leurs accréditations officielles, je vous propose quelques liens pour vous démontrer qu’Hadopi n’est qu’une loi de plus qui va couter cher au contribuable et qui n’aura servit que les intérêts des amis du gouvernement en place.

  • Hadopi: la liste noire des artistes pro Hadopi : où l’on retrouve beaucoup d’amis du président (qui vont manger au Fouquet’s en payant leurs impôts en Belgique).
  • Le discret sondage IPSOS qui discrédite Hadopi, les résultats d’un sondage sur les pratiques de piratage des Français qui nous montre que le partage de fichiers est bénéfique et fortement positif à court et à long terme économiquement parlant. Forcément les lobbyistes des gros distributeurs de musique et cinéma n’ont pas les mêmes statistiques.
  • Do music artists fare better in a world with illegal file-sharing? L’étude anglaise qui enfonce le clou en démontrant que ce ne sont que les labels qui perdent de l’argent, au contraire des artistes. Tiens, je n’ai pas vu le schéma des revenus de l’industrie musicale en France ? Un oubli ?

FireShot capture 032 Do music artists fare better in a world with illegal file sharing  — Times Labs Blog labs timesonline co uk blog 2009 11 12 do music artists do better in a world with illegal file sharing F* Hadopi, vive 1984 !

Non bien sur, il ne s’agit pas d’un oubli. Car les artistes qui arrivent à émerger sont les “bons” et pas les boites à sous des industries musicales qui investissent plus en marketing qu’en qualité musicale. Alors devant tant d’hypocrisie gouvernementale, je me vois contraint de vous donner des façons de vous défendre contre cette loi liberticide.

Avec ça, vous devriez pouvoir vous débrouiller. Alors vive la liberté ! (et j’aimerais crier vive la France, mais pour ça, on attendra 2012).

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