Exclusif : la vraie vérité vraie sur Twitter !

Welcome to the Twitterverse ! Ca y est Twitter est maintenant devenu l’outil de référence de tout néo-marketer qui veut se faire respecter. Alors pour tous les annonceurs et agences qui n’y connaissent rien (non, ficèles lecteurs, ne lisez pas cet article, vous savez déjà tout), voilà un petit cours rapide pour vous expliquer qu’il ne faut pas forcément croire le social-machin-expert qui viendra vous vendre un compte Twitter pour booster votre campagne ou doper votre marque (et je sais, oui mon titre est racoleur).

Combien de Tweets par jour ?

D’après Pingdom, il y aurait plus d’un milliard de tweets par mois, soit 40 millions de tweets par jours en moyenne. Des chiffres incroyables mais confirmés par GigaTweet (qui tournait des 25-30 millions de tweet en octobre-novembre). Non, définitivement, Twitter ça marchera jamais.

Mais y’a quoi dans ce milliard de tweets ?

Ceci dit une petite étude de ces tweets s’impose. Et là, je ne peux que laisser la parole à eSarcasm qui nous gratifie de ce magnifique schéma (j’en suis jaloux).

Car hélas, chers lecteurs et néanmoins marketeux, force est de constater que la majorité de ces tweets viennent d’Ashton Kutcher (4 millions de followers quand même, un vrai social media guru, lui), de Guy Kawasaki (que j’aimais bien, mais qui a commencé à confondre spam et info quand Twitter et arrivé dans sa vie) de RT de Mashable et de twits porno (voir ci-dessous).

Non, la qualité des tweets et des discussions sur Twitter n’est pas forcément au rendez-vous. Sauf que ce n’est pas pire, et vous en conviendrez chers marketeurs, que les émissions de TF1 ni d’M6. Donc on s’en fout. Et on pourrait même, grâce à cet échantillon télévisuel,  établir le théorème suivant : « Plus c’est con, mieux ça marche« . A ce titre, Twitter risque d’être le carton de l’année prochaine.

Et c’est qui qui a la plus grosse (influence) ?

On a vu une augmentation drastique du nombre d’outils permettant de classer, ranger, organiser la complexité inhérente à Twitter : SocialMention, Klout, TwitterGrader ou encore le service d’Edelman, Tweetlevel. Ces services vont donc vous établir un score basé sur votre nombre de followers, de following, votre influence votre popularité, votre taux de confiance, votre tour de poitrine et le solde de votre compte en banque. Le résultat : des listes plus ou moins cohérentes de personnalités du show biz, de spécialistes du SMO (Social Media Optimisation), et de comptes à thématique pr0n.

Le vrai résultat : des données inutilisables en l’état.

Je ne peux donc m’empêcher de vous montrer le classement établi par eSarcasm (mes nouveaux meilleurs amis). Un classement finalement aussi valable qu’un autre (et même plus, car il mesure une population à partir d’un référentiel subjectif évident, au contraire des autres).

Mais alors Twitter, faut y aller ou pas ?

Si vous posez la question, c’est que vous ne lisez pas assez souvent ce blog (pourtant bourré de jeux de mots pour votre simple plaisir). OUI évidement qu’il faut y aller. Vous d’abord pour comprendre comment ça marche, les erreurs à ne pas commettre, les idées à réutiliser. Au bout de 6 mois ou un an, quand vous aurez compris les subtilités et dangers de ce nouveau support, vous amènerez progressivement votre marque sur ce territoire.

Dans 1 an, tout le monde sera peut-être passé à Foursquare, à Google buzz, à Friendfeed ou à un nouvel entrant spécialiste de l’information en temps réel. Mais cela ne vous aura pas empêché de faire vivre votre marque sur un nouveau support conversationnel, illustrant sa volonté d’innover et de satisfaire ses consommateurs. La transition vers ces nouveaux outils ne sera alors pas difficile, car vous avez déjà les bases. Et puis, dans le cas où Twitter resterait l’outil de référence, vous avez tout gagné avec vos 2 ans d’avance sur vos concurrents.

Dans tous les cas, votre marque y gagne. Alors qu’est-ce que vous attendez ?