Il m’arrive de temps à autre de répondre à des questionnaires pour des étudiants qui ont besoin d’avis dans le cadre de leur mémoire de Master. Cette fois, il s’agissait d’un mémoire portant sur les nouvelles stratégies de marketing pour la promotion de films sur internet. La problématique de Magali : dans quelle mesure les nouvelles stratégies de marketing appliquées à la promotion des films sur internet transforment-elles l’expérience de cinéma ?
Ahh, le marketing digital du cinéma, un sujet passionnant pour les marketeux qui aiment le 7eme art, et qui en ont marre de ne voir que des campagnes ratées sur Internet. J’ai donc décidé de reprendre cette interview qui donne mon avis sur ce type de marketing particulier, la plupart du temps réalisé de façon malhabile pour ne pas dire désastreuse.
Vous me trouverez peut-être un peu dur (voir méchant), mais connaissant de mieux en mieux ce secteur je pense qu’il est plus que temps de jeter un pavé dans cette mare de conformisme publicitairo-artisitique (le pire des mélanges bourbeux en pub). Vous en jugerez par vous-même…
Chaque semaine, 8 jeunes âgés de 18 à 24 ans perdent la vie sur les routes de France dans un accident lié à un abus d’alcool et autant resteront lourdement handicapés. C’est un pote (monsieurP) qui m’a donné ces chiffres, et connaissant sa probité proverbiale (dites le vite pour voir), on ne peut douter qu’ils soient vrais.
Et connaissant la Sécurité Routière et son cortège de fonctionnaires anti-responsables (si vous saviez le consensus mou de ce genre d’annonceurs qui valident à 15 personnes la moindre décision), c’est avec une immense surprise (et plaisir) que j’ai vu ce film. Un film à l’origine dédié pur web mais qui, vu la qualité ça ne m’étonnerais pas, passer à la TV. “Mais pourquoi ça te plait tant ?” allez vous me demander ?
Parce qu’il faut arrêter de tourner autour du pot quand il s’agit de prévention.
Mettre de l’eau bleue à la place du sang, c’est bon quand on vend des serviettes hygiéniques, pas quand on est payé pour sauver des vies. Non, il faut arrêter d’infantiliser les gens (surtout les jeunes qui le sont déjà assez – ça y est j’ai perdu 500 followers-). Il faut rendre les gens intelligents ! Et pour ce faire, quoi de mieux que de leur montrer la réalité de leur comportement ?
Alors regardez ce film qui porte bien son nom, Insoutenable, et dites moi si, après vous avez vraiment envie de conduire après avoir picolé…
Il n’y a pas grand chose à dire devant cette vidéo assez perspicace (et franchement bien réalisée) sur les relations de travail en agence de publicité.
Vous croyez que c’est une caricature ? Vous n’avez jamais bossé en agence alors…
Mais soyons positifs, les agences vont être obligées d’évoluer, et ce genre de comportement va disparaître au profit de profils moins segmentées (virons les commerciaux-tous-pouvoirs-sans-expertise), de questionnements perpétuels (non le viral n’est pas une panacée), et de marges brutes réduites sur le digital (on ne peut pas se permettre de traîner des compétences inutiles si on veut gagner sa vie sans arnaquer son client).
Allez, faisons en sorte que ce ne soit plus la publicité des années 2010.
Il n’y a pas si longtemps, les dinosaures publicitaires régnaient sans partage sur la planète Communication. Leur règne incontesté apparaissait comme immuable. Leur grandeur était magnifique, leur force, irrésistible et leur appétit, gargantuesque. Ils ne nourrissaient d’ailleurs essentiellement d’annonceurs crédules et d’annonceurs ex-publicitaires reconvertis.
Et puis, un jour la comète digitale vint s’écraser sur la planète Communication. Tout d’abord les changements furent minimes. L’écosystème semblait inchangé. Alors les dinosaures publicitaires considérèrent Internet comme un média à faible marge brute et on appelé ça du “hors-média”. Il leur suffit alors de décliner leurs campagnes pour continuer à se nourrir tranquillement des annonceurs qui ne se doutaient de rien.
Et puis l’écosystème commença à évoluer. Doucement au début : mobile, UGC, ROI… Et puis la transformation s’accéléra vidéos virales, réseaux sociaux, partage, conversation… Les petits annonceurs s’habituèrent vite à ces nouvelles conditions de vie. Ces nouveaux territoires étaient verdoyants, économiques et plein d’opportunités pour des petites marques qui voulaient se différencier des vieux monopolistes tout puissant.
Les dinosaures publicitaires n’eurent d’autre choix que de s’adapter tant bien que mal à cette nouvelle ère (la marge était bien faible). Quand à ceux qui refusèrent le changement, l’on vit bientôt leurs os blanchir sous le soleil.
Mais parmi ces créatures, un nouvel animal apparu: le Curiouser…
Comme vous le voyez, je suis très occupé en ce moment, ce qui m’oblige à fouiller dans mes archives pour trouver des billets qui pourraient intéresser mes si intelligents (et beaux) lecteurs. J’y ai trouvé cette modeste BD, illustrée un soir de janvier de l’année dernière (une envie subite de créer analogiquement sans ordinateur).
Et j’espère qu’elle vous plaira autant qu’elle a pu me défouler (cliquez dessus pour agrandir).
Le mensonge est une forme de manipulation qui vise à faire croire ou faire à l’autre ce qu’il n’aurait pas cru ou fait, s’il avait su la vérité. In Wikipédia
Le métier du publicitaire est de raconter des histoires, on appelle même ça du storytelling. Des histoires merveilleuses dans lesquelles la marque ou le produit sont les héros et leur cible de consommateurs, son héroïne.
La publicité est donc un métier formidable qui permet d’apporter du rêve dans un quotidien terne, mais aussi hélas de changer l’eau en vin, une voiture en objet écologique, une arnaque en opportunité financière. Un métier qui peut être beau (quand il apporte du rêve et de la beauté) ou répugnant (quand il vous ment sans complexe).
Car la frontière entre une douce exagération pour faire rêver et un mensonge honteux est ténue. Et certains n’hésitent pas à la dépasser sans honte et sans scrupules, pratiquant ce que l’on pourait appeler du story-lying.
Je profite donc de mes vacances pour déblatérer sur le concept du story-lying, une spécialisation de la publicité centenaire mais pourtant si peu connue.