La crise des Taxis VS Uber expliquée aux enfants

Face  la crise des Taxis versus Uber et les VTC, on trouve les Uber-euphoriques, les Uber-phobiques et au milieu, les médias qui veulent faire du clic. Mais la vérité c’est qu’il n’y a pas de méchants ou de gentils, et que la réalité est bien plus complexe que ça.

Cela n’empêche pas de constater que les représentation de la corporation des taxis ont usé de méthodes primitives. Ni de constater que le gouvernement ne fait rien pour les condamner, ni pour prévenir les prochaines. Allez, voilà la crise des Taxis expliquée aux enfants en BD. Et la crise des taxis expliquée aux grands, en dessous pour les courageux.

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La crise des taxis expliquée aux grands qui veulent pas s’ennuyer avec les détails 

Dans la BD quand les dinosaures régnaient sur la com (2010), j’osais raconter que la communication avait intérêt à s’adapter aux nouveaux changements induits par le digital sous peine de trépasser rapidement. 5 ans après on constate encore les efforts de la profession pour s’adapter. Mais d’autres métiers commencent juste à sentir les changements du 21e siècle.

Or les métiers les plus sensibles à ces nouveaux changements sont les métiers à l’organisation pyramidale. L’organisation des taxis en est un exemple parfait. Rançonnés par le groupe G7-taxis verts et bleus, le taximan est obligé de payer 230 K€ une licence distribuée gratuitement par l’état. Alors forcément, une fois qu’il a rejoint la secte des Taxis, il va tout faire pour que tout le monde paie le même prix car il en aura suffisamment bavé, lui.

Marseille taxis manifInexorablement, il va suivre un processus de regroupement avec ses pairs, excluant tout ce qui n’est pas Taxi, tout ce qui n’est pas dans sa secte (lisez le très bon la mécanique des sectes de Jean-Marie Abgrall pour découvrir les analogies avec ce processus). Il va commencer à avoir peur de la nouveauté. Il va se mettre à défendre son territoire de manière primitive. Il va régresser, redevenir animal pour tenter de garder un sens à sa vie. Un pitoyable singe se battant pour quelques peaux de bananes, pendant que Nicolas Rousselet, son maître, du Luxembourg, le regarde en se marrant.

C’est bien triste. Mais ce ne sera pas la première de ces manifs contre un changement inéluctable. Toutes les professions statiques à qui les politiciens et les syndicats ont fait la promesse solennelle que leur vie ne changera jamais, toutes vont y passer. Alors réagiront-elles comme ces taxis ? A brûler leurs derniers espoirs par peur et colère ? C’est bien probable.

Et dans ce contexte tendu, l’Etat fait tout ce qu’il peut pour ne rien faire. Des “responsables” (des ministres aux députés en passant par les élus et haut-fonctionnaires) qui n’osent pas gouverner ni diriger. Attendant peut-être que la réalité du 21e siècle calcine les derniers vestiges de notre beau pays avant de se bouger le cul de leurs sièges de haut-fonctionnaires.

Pas facile d’élever des enfants dans ce contexte. En ne leur laissant que le choix d’être un Taxi violent ou un Uber qui triche. Alors je les laisse regarder Kev Adams et développer un regard cynique sur les vieux qui ont bouffé le pays par leur immobilisme. La guerre contre les vieux a enfin démarré (rappelez vous le AngryKid de Greenpeace). Et ce sont les vieux qui ont brûlé les premières voitures.

PS: ma fille m’a dit qu’Uber avait les cheveux verts dans la BD. C’est évidemment fait exprès. Je trouve que le vert leur va bien.

PS2 : Et sinon, j’ai tout de même expliqué à ma fille qu’Uber, ce n’était pas des gens cool. C’est une boite qui tente de profiter du système et des gens de manière générale pour se valoriser en bourse. Elle ne créé rien, et ne laissera rien derrière elle. Lisez ce bref message de Richard Stallman pour vous en convaincre.