Avatar assistance

Voilà une campagne d’Europ Assistance qui vient de se lancer.Avatar assistance

L’idée créative est simple : la téléportation dans un monde virtuel peut être dangereuse, à la façon d’un The Fly (de David Cronenberg) ou d’un bug dans la console de Scotty (Star Trek). Et, de fait, cet assureur vous propose une ceinture virtuelle, qui permet de protéger votre avatar de ces « petits désagréments »..

Avatar Assistance

L’accroche « Avatar assistance » fonctionne bien, la petite vidéo (en machinima) est plutôt drôle, mais la révélation n’est vraiment pas à la hauteur, le site ne comptant en tout et pour tout que de cette vidéo et de deux liens (vous êtes Inscris ou pas inscris sur Second Life ? Assez lapidaire.).

Sur Second life

On arrive sur un lieu très joli (un côté méditerranéen, avec la mer, quelques arbres et une mas presque provençal). Et là, rien. Ou plutôt si : des panneaux qui vous expliquent comment fonctionnent Second Life…

Et il faut tous les lire, sinon vous risquez de louper la fameuse ceinture virtuelle de protection de son avatar – une sorte de cerceau assez laid – qui vous entoure d’un halo bleuté du plus bel effet (on sent définitivement l’inspiration Star Trek).La ceinture Europ Assistance

Le lieu Second Life

En conclusion

Tout ceci ressemble trop à une opération RP loupée (les communiqués de presse web publiés étaient plus nombreux que le nombre de résidents SL le jour du lancement) : c’est à dire une opération marketing dont l’objectif est de faire parler d’elle, et non pas de faire vivre une véritable histoire ou expérience dans un monde virtuel .

Ca fait pauvre en regard de l’intensité des expériences propres à ces univers immersifs en 3D. On est loin de l’expérience de courses à vélo sur l’île Cofidis ou encore l’île de Manpower (qui est vraiment sympa).

Hélas, Second Life va encore drainer quelques « stratégies RP » similaires jusqu’au jour où les médias ne seront plus intéressés par la nouveauté.

Espérons juste qu’à ce moment, les agences (les vraies responsables de l’implication des marques dans tel ou tel média) sauront changer leurs stratégies copier/coller pour éviter d’affubler l’étiquette « non rentable » aux univers virtuels.